Étude de cas9 min de lecture

Comment on a construit un ERP logistique avec Next.js et WebSockets

Retour d'expérience complet sur la refonte d'un système de gestion logistique pour une PME : architecture, choix techniques, et les pièges évités.

Le contexte : une PME avec 3 entrepôts et un Excel fragile

Notre client, une société de distribution régionale, gérait ses flux logistiques dans un tableur partagé via OneDrive. À 40 000 lignes de stocks et 3 entrepôts simultanés, les conflits de version et les erreurs de saisie coûtaient plusieurs heures par semaine.

L'objectif : un ERP sur-mesure, sans les 200 fonctionnalités inutiles d'un SAP, avec une prise en main immédiate pour les équipes terrain.

L'architecture choisie

Après audit, on a opté pour une stack Next.js App Router + PostgreSQL + WebSockets natifs. Les raisons :

  • Next.js pour le rendu hybride — certaines vues sont statiques, d'autres temps réel
  • PostgreSQL pour ses transactions ACID, critiques quand deux dépôts manipulent le même lot
  • WebSockets (via socket.io) pour les alertes seuils et les mises à jour d'inventaire en direct

Le piège du temps réel mal conçu

Notre première implémentation broadcastait chaque événement à tous les clients connectés. Résultat : à 15 utilisateurs simultanés, la bande passante s'emballait. On a refactorisé vers des rooms socket.io par entrepôt — chaque utilisateur ne reçoit que les mises à jour de son périmètre.

Résultats après 6 mois

Le système tourne en production depuis juin 2025. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : temps de saisie réduit de 60 %, zéro conflit de version, et les alertes seuils ont évité 3 ruptures de stock critiques en deux mois.